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Rage Against The Machine
Musique

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TchatcheBlog: Rage Against The Machine

Catégorie : Musique
Créé le :  24 août 2004 19h20 par RATMMetal
Modifié le :  23 sept. 2007 18h59
Visité :  8498 fois Cette semaine :  10 fois

Description :
Voici un blog sur mes goûts, mes coups de coeur, et mes coups de gueule... Vous y trouverez des articles de Rage Against The Machine, mon groupe préféré donc, ainsi que des articles sur le monde politique, sur l'actu, sur mes passions... J'y dévoile donc de nbreuses réactions qui me tiennent à coeur. Venez vous aussi réagir sur mes articles. A très bientot !


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Where ?!
Créé le : 23 sept. 2007 18h59 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Where ?!

Je voudrais vous faire part d'un bien triste constat :
 Ou est passée la gauche résistante à un Sarkozy médiatique homniprésent ? Ou-est elle bon sang ? J'ai l'impression que, à l'heure qu'il est, l'oppostion n'existe plus. C'est dangereux !

RESISTONS ... AYONS L'ESPRIT GUERRIER !


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chanson écrite par moi et un autre mec de ma classe
Créé le : 27 juin 2007 13h32 Article posté par : Web

TchatcheBlog: chanson écrite par moi et un autre mec de ma classe
  Destructions massives



Elle nous rapproche et nous détruit
par cet amour qui nous lie
et qui nourrit notre mépris
envers moi, envers autrui


Les soldats s'affrontent et les populations meurent
comme si leurs vies ne vallaient pas un pleur
et que seul les intérets des directeurs
pouvait nourrir ce monde de terreur


Refain:
La guerre est un vrai calvaire
pour s'en débarrasser, faisons lui la guerre
battons nous pour entrer dans une nouvelle ère
pleine d'échanges, d'amour et de paix


Deux nations s'affrontent, deux mondes s'opposent
des peuples s'entretuent après s'être donné des roses
la colère est à son comble, notre patience implose
et la terre gronde car nos bombes l'explose


A notre époque il pleut du sang
à chaque endroit, à chaque instant
des adultes comme des enfants
car l'homme, pour l'autre, n'est pas indulgent


Partie instrus + Refrain


Certains peuples prônent la diplomatie
comme fondement même de la démocratie
qui hardemment se bat pour sauver des vies
mais quelques fois, avec hypocrisie


Le fléau futur de nos prochaines guerres
reste évidemment l'arme nucléaire
pouvant détruire notre mère, la terre
le désarmement, cela, on n'en n'a que faire


Refrain


Les hommes n'ont pas fini de s'entretuer
c'est dans leur nature, nous ne pouvons le nier
un jour, peut-être, vont-ils décider
de vivre ensemble, de partager


Dans l'avenir, je l'espère, nous vivrons en paix
et esseyerons ainsi de parler vrai
en oubliant tout ce qu'il y a de plus mauvais
dans le genre humain, optimiste, je le serai


Refrain X2


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Radicalement anti-Sarkozy (je suis sûr et certain que l'on va se le payer ce connard !)
Créé le : 28 avr. 2007 13h27 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Radicalement anti-Sarkozy (je suis sûr et certain que l'on va se le payer ce connard !)

Contre le danger Sarkozy,

Mobilisons-nous !

   En tête du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat de l’UMP peut accéder à l’Elysée au soir du 6 mai 2007 et imposer à la France les mauvaises recettes de la droite américaine : populisme, communautarisme et libéralisme.
   Mais derrière la candidature de Nicolas Sarkozy, c’est bien la question républicaine qui est en jeu. En tendant la main au Front National, en rognant les libertés de la presse, en maintenant un rapport ambiguë aux églises, l’UMP s’attaque aux fondements du pacte républicain.

REPUBLIQUE EN DANGER : LA JEUNESSE DOIT SE MOBILISER !



Sarkozy : La main tendue à l’extrême droite

   Reprenant une quinzaine de propositions du Front National, Nicolas Sarkozy ne se cache pas de vouloir récupérer l’électorat de l’extrême droite. Mais depuis quelques semaines, ses proches (Novelli, Moreno) sont allés plus loin en n’excluant pas le principe d’un accord électoral avec le parti de Jean-Marie Le Pen.

 Sarkozy : La mise au pas des médias

   Nicolas Sarkozy défend déjà les intérêts des grands groupes de presse dont les principaux dirigeants le soutiennent ouvertement. Favorable à la privatisation de France 2, le candidat de l’UMP pratique une gestion berlusconienne des rapports entre le pouvoir et les médias. Il multiplié les pressions à l’égard de journalistes critiques et a même obtenu le limogeage du patron de Paris-Match, coupable d’avoir révélé les affres de sa vie de couple.

 Sarkozy : La remise en cause du principe de laicité

   Défendant une vision communautariste du monde, Nicolas Sarkozy se dit convaincu que les églises ont un rôle social à jouer dans la société. Il plaide ainsi pour le développement des écoles privées dans les quartiers, pour diffuser « l’espérance ». Même sur la question des mouvements sectaires, le candidat de l’UMP fait preuve d’un comportement particulièrement ambigu, notamment à l’égard des Témoins de Jéhovah.

   Lors du second tour de l’élection présidentielle, ce sont les fondements de la République qui seront en danger si le candidat de « la droite en pire » obtient la majorité des voix.

   Avant qu’il ne soit trop tard, la jeunesse doit se mobiliser massivement pour faire battre le candidat de l’UMP.

Le 6 mai 2007, faisons barrage à Nicolas Sarkozy !

Les jeunes de gauche contre Nicolas Sarkozy ! (voir www.antisarko.net)


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J'ai découvert cela sur un forum de discussion ... c'est LAMENTABLE ! On se paye notre tête !
Créé le : 18 avr. 2007 15h25 Article posté par : Web

TchatcheBlog: J'ai découvert cela sur un forum de discussion ... c'est LAMENTABLE ! On se paye notre tête !
Posté le 02-04-2007 à 01:27:44  profilanswer
 

Une génétique inquiétante pour 3 colzas OGM autorisés en Europe
 
Hier, la Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de 3 nouvelles variétés de colza  
OGM de la société Bayer. Dénommés Ms8, Rf3 et Ms8xRf3 (1), ces colzas ont été génétiquement modifiés pour être tolérant à l’herbicide glufosinate-ammonium produit par cette même société : le Basta F1 (2).
 
L'autorisation, d’une durée de 10 ans, s’applique à l’importation et à l’utilisation des colzas pour l’alimentation animale et à des fins industrielles. L’autorisation de culture a été refusée (suite à la demande du fabricant), tandis que l’utilisation pour l’alimentation humaine n’était pas demandée. Bien que ces OGM aient officiellement fait l’objet '…d’une stricte évaluation des risques préalables à la mise sur le marché… qui a démontré qu’ils offraient les mêmes garanties de sécurité que le colza traditionnel', l’autorisation est assujettie de recommandations à Bayer sur la réaction appropriée en cas de dissémination accidentelle.
 
http://www.univers-nature.com/images/actu/colza-bayer-OGM-Ms8xRf3.jpg
 
D’un point de vue sanitaire et environnemental, cette autorisation soulève plusieurs inquiétudes. De nombreux avis scientifiques opposés ont été émis, y compris de structures habituellement favorables aux OGM, comme le Conseil Consultatif de Biosécurité, par exemple.
La culture de ces colzas transgéniques nécessite l’emploi d’un herbicide total qui éradique toutes les plantes exceptées celles qui sont manipulées génétiquement pour ne pas en mourir. Les graines de colza ayant une grande capacité de dissémination avec une dormance d’une dizaine d’années, les agriculteurs voient leurs autres cultures parasitées de pieds de colzas sur lesquels les principaux herbicides n’ont plus d’effet. En outre, par l’intermédiaire de leur pollen, ces colzas pourraient se croiser avec des plantes sauvages courantes (3), dont la prolifération dans les cultures pourraient être ainsi facilitées, en devenant elles-mêmes insensibles à l’herbicide… (4).
Au niveau sanitaire, le colza Ms8xRf3 intègre un enzyme stérilisateur connu pour être un poison cellulaire puissant, la barnase, qui provient d’une bactérie présente naturellement dans le sol. Or, en laboratoire (5), la ribonucléase barnase s’est montrée toxique chez des reins de rats et serait cytotoxique (6) pour des souris et des lignes cellulaires humaines. Ainsi, même si elle est exprimée à un faible niveau, cette enzyme pourrait se révéler toxique pour certains animaux mis en contact avec le colza et ses dérivés, sachant qu’il est probable qu’elle puisse également pénétrer dans l’alimentation humaine par l’intermédiaire des abeilles (pollen…).
 
Conformément à la réglementation européenne, les produits contenant du Ms8, Rf3 ou Ms8xRf3 devront être étiquetés de manière à indiquer clairement qu’ils contiennent du colza génétiquement modifié. Par contre, le consommateur final, acheteur de viande ou d’œufs par exemple, n’aura toujours pas le moyen de savoir si ces produits proviennent d’animaux ayant été nourris avec ces OGM.
 
Cette autorisation est la sixième à être donnée pour une dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés dans l’environnement, depuis 2001 :
- maïs NK 603, le 19 juillet 2004 ;
- maïs MON 863, le 8 août 2005 ;
- colza GT73, le 31 août 2005 ;
- maïs 1507, le 3 novembre 2005 ;
- maïs MON863xMON810, le 16 janvier 2006.
Pascal Farcy
1- Cette dernière dénomination, Ms8xRf3, signifie qu’il s’agit d’un OGM à caractères empilés, autrement dit une plante à laquelle ont été intégrés un minimum de 2 gènes supplémentaires. Ainsi, de plus en plus d’OGM à caractères empilés intègre à la fois un gène de résistance à un insecte et un autre de résistance à un herbicide spécifique.
 
2- Le Basta F1, produit par la société Bayer, est un herbicide à absorption foliaire (par la feuille du végétal), non sélectif, à très large spectre d’efficacité.
 
3- L'hybridation d'un colza transgénique avec la ravenelle a été démontré par une expérimentation de l'INRA qui mis en avant un cas de ravenelle hybride présentant la même résistance à l’herbicide que le colza. Partant de cette base, la ravenelle pourrait à son tour contaminer un radis... l'inter-fertilité semblant être un fait assuré pour l'Université de l'Ohio (source Semences de Kokopelli).
 
4- Au Canada, des agriculteurs rencontrent ce type de problème avec un colza similaire, résistant à un herbicide total.
 
5- Selon l'institut britannique ISIS (Institute of Science in Society).
 
6- Ce dit des substances nocives pour les cellules, ayant la propriété de les détruire.


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Libérez Peltier, libérez les peuples amérindiens !
Créé le : 23 mars 2007 23h29 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Libérez Peltier, libérez les peuples amérindiens !

UN PRISONNIER POLITIQUE SIOUX AUX ÉTATS-UNIS

L’affaire Leonard Peltier

Depuis 1977, Leonard Peltier, indien, membre des tribus sioux, est emprisonné au pénitencier de Leavenworth, au Kansas, Etats-Unis. Il a 58 ans et purge une double peine de perpétuité, accusé du meurtre de deux agents du FBI. Il clame son innocence depuis vingt-cinq ans. Ses défenseurs soutiennent qu’il a été victime d’un procès politique et d’une condamnation « pour l’exemple », alors qu’il n’existe aucune preuve de sa culpabilité. Malgré la mobilisation internationale des défenseurs des droits humains et des amis des Indiens d’Amérique, Leonard Peltier est toujours emprisonné et son cas demeure peu connu du grand public.

Par Jean Marc Bertet

Souvent, parler des Indiens d’Amérique du Nord renvoie à des stéréotypes : plumes, bisons, tipis, etc. En 2002, environ trois millions d’Indiens, survivants du génocide commis par les colons et les militaires américains au XIXe siècle, vivent aux Etats-Unis. La réalité de leur vie quotidienne est très éloignée de tous ces clichés folkloriques. La majorité de ces peuples connaissent des difficultés économiques et des problèmes sociaux liés à la perte de repères identitaires ; ce qui a entraîné une forte présence de l’alcoolisme dans nombre de tribus. Malgré ces aspects négatifs, les Indiens demeurent des rescapés de l’histoire. Depuis trente ans, un renouveau culturel, social et économique a vu le jour dans les différentes tribus et réserves. Par leurs luttes continuelles, ces oubliés de l’Amérique ont réussi à obtenir une certaine amélioration de leur sort.

Leurs combats s’expriment au quotidien dans les centres communautaires des grandes villes ou au sein des réserves, loin des feux de l’actualité, ce qui contribue à l’oubli de leur cause. Ils luttent pour la reconnaissance de leurs cultures, de leurs langues, de leur identité.

Ces combats ont pris plusieurs fois un tour violent. D’abord, bien sûr, au XIXe siècle, lorsqu’ils tentèrent de préserver leurs territoires. En particulier les Sioux, un des peuples les plus puissants d’Amérique du Nord, qui étaient entrés en contact avec les Européens dès 1660 par l’intermédiaire de trappeurs français. Ces derniers furent nombreux à prendre souche : cela explique le nombre élevé de patronymes français dont Leonard Peltier.

A partir de 1854, les Sioux entrèrent en conflit avec l’armée américaine et tentèrent d’enrayer la progression des colons. Pendant vingt-cinq ans, sous la conduite de chefs mythiques comme Sitting Bull, Red Cloud et Crazy Horse, ils tinrent la dragée haute à l’armée, lui infligeant la fameuse défaite de Little Big Horn, en 1876, au cours de laquelle le général Custer fut tué. Après la mort de Crazy Horse en 1877, la soumission définitive de Red Cloud et l’assassinat de Sitting Bull en 1890, le massacre de Wounded Knee en décembre de la même année mit fin à la résistance des Sioux.

Parqués dans des réserves dans les Etats du Dakota du Sud et du Nord, les Sioux connurent l’humiliation, la misère, l’acculturation et la dépossession. Mais l’esprit de résistance continuait de les habiter. En 1934, une nouvelle loi présentée comme plus favorable créa des « gouvernements tribaux » élus par les Indiens. En fait, ces « gouvernements » ne représentaient pas les véritables aspirations du peuple sioux. Dans les années 1950, de nombreux Indiens furent contraints de partir s’installer dans les villes. Surtout des jeunes qui s’inspirèrent de la contestation politique de cette époque (Black Panthers, Portoricains, chicanos, opposants à la guerre du Vietnam...) et créèrent, en 1968, leur propre mouvement revendicatif, l’American Indian Movement (AIM). Sur le modèle du mouvement des droits civiques des Noirs, l’AIM prit très vite un essor considérable.

Leonard Peltier rejoint très tôt le mouvement (1). Il s’engage dans des actions militantes, participe à la lutte contre l’alcoolisme, à la distribution de nourriture et d’aides, à la création de programmes d’autosuffisance, à la restauration des activités religieuses traditionnelles, et soutient la renaissance des langues autochtones.

L’AIM entend attirer l’attention sur les conditions de vie dramatiques des Indiens par des actions spectaculaires mais non violentes. Peltier participe en 1970 à l’occupation du Fort Lawton où il rencontre les principaux dirigeants du mouvement : Dennis Banks et Russel Means. En 1972, il organise la Marche des traités violés qui se termine par l’occupation du Bureau des affaires indiennes à Washington et rencontre un formidable retentissement médiatique. Désormais, l’AIM va être considéré par le FBI comme une organisation « subversive » et ses chefs comme des « ennemis ».

L’administration du président Richard Nixon met alors en place le programme de contre-espionnage interne Cointelpro pour infiltrer et déstabiliser les organisations dites « subversives », dont l’AIM. En novembre 1972, accusé d’agression contre des agents du FBI, Leonard Peltier est emprisonné cinq mois, avant d’être acquitté, car l’affaire a été montée de toutes pièces pour le compromettre. Déjà.

Parallèlement, le FBI favorise l’élection à la présidence du conseil tribal de Pine Ridge (la réserve emblématique des Sioux) de Richard « Dick » Wilson, un « collaborateur » élu avec moins de 20 % des inscrits... Celui-ci a pour mission de remettre de l’ordre dans cette réserve considérée comme le sanctuaire des « agitateurs ». Avec des fonds secrets, Wilson crée une milice, les Goon Squads (Guardians Of Oglala Nation). Pour protester contre les brutalités des Goon Squads, les Sioux, aidés par des militants de l’AIM, occupent en février 1973 le village historique de Wounded Knee. Leonard Peltier participe à l’occupation. Les autorités assiègent le village pendant trois mois, hésitant à donner l’assaut, mais tuant deux Sioux. En mai 1973, les assiégés se rendent après avoir exigé que des négociations s’ouvrent sur les traités violés et les conditions de vie des Indiens. Dans les mois qui suivent, Dick Wilson et ses Goons ont carte blanche pour s’en prendre aux opposants. Une vague de terreur s’abat sur Pine Ridge : 80 militants sont assassinés entre novembre 1973 et fin 1975... Face aux crimes des milices, les anciens appellent l’AIM à l’aide. Les militants, dont Leonard Peltier, interviennent et parviennent à ralentir fortement la répression des Goons. Ils s’établissent sur la propriété d’une famille amie, près du village d’Oglala, sur la réserve de Pine Ridge.

Un matin de juin 1975, la propriété se retrouve cernée par des Goons, des agents du FBI et une foule de policiers. Vers 11h30, deux agents fédéraux, Ronald William et Jack Cooler, pénètrent dans la propriété à la poursuite d’un jeune Sioux, Jimmy Eagle. A partir de cet instant, les témoignages sont confus : il semble que les agents aient tiré sur le véhicule conduit par Eagle. Croyant à une intervention des Goons, les militants ripostent. Les forces de police et les Goons passent à l’attaque. La fusillade éclate de tous côtés. Deux militants de l’AIM tentent de s’approcher de William et Cooler pour les désarmer. Ils les trouvent déjà morts...

Les membres de l’AIM décident de s’enfuir et, contre toute attente, y réussissent. Seul un jeune Sioux, Joe Suntz Killsright, sera abattu. Leonard Peltier a toujours affirmé être resté près de la maison et reconnaît avoir tiré mais n’avoir jamais visé William et Cooler.

A la suite de cette fusillade, une gigantesque campagne médiatique tente de criminaliser le mouvement indien. La répression s’abat sur toutes les réserves. Quatre mandats d’arrêt sont lancés contre Jimmy Eagle, Dino Butler, Bob Robideau et Leonard Peltier. Butler et Robideau sont arrêtés rapidement. Peltier, craignant pour sa vie, s’enfuit au Canada.

Butler et Robideau sont jugés dans l’Iowa. Un jury populaire les acquitte, provoquant la fureur des autorités qui concentrent alors leurs efforts contre Leonard Peltier, unique accusé du double meurtre et que le FBI parvient à faire extrader du Canada.

Son procès a lieu dans la ville de Fargo (Dakota du Nord), région d’éleveurs hostiles aux Indiens. Le jury est d’ailleurs entièrement composé de représentants de cette catégorie sociale. Une campagne de désinformation est lancée. On parle de menaces d’attentats ou d’attaques armées des militants de l’AIM pour libérer Peltier... Englués dans cette paranoïa générale, les membres du jury sont transportés en fourgons blindés et isolés dans des lieux sécurisés.

Le juge décide que tous les témoignages de la défense relatifs au climat de terreur de l’époque sont irrecevables, ainsi que tous ceux qui peuvent mettre en cause le FBI ou les Goons. Il ne veut pas qu’on reparle des éléments ayant permis l’acquittement de Butler et Robideau.

En revanche, il ne réfute pas les témoignages de certains agents qui prétendent avoir vu Peltier tirer avec un fusil AR 15 sur William et Cooler. Un autre agent affirme avoir identifié Peltier grâce à la lunette de son fusil. Les avocats de Peltier démontrent qu’il est impossible d’identifier quiconque de l’endroit où se trouvait cet agent. Le juge ne retient aucune objection de la défense. Et sur des bases totalement floues condamne Leonard Peltier, par deux fois, à la prison à vie. Peltier fait appel mais la cour confirme la sentence.

« Aucune preuve n’existe »

En 1981, des documents nouveaux vont permettre de lancer une nouvelle série d’appels. Un expert confirme à la barre que le fusil AR 15 ayant servi à accuser Peltier ne peut être l’arme qui a tué les agents car les douilles ne correspondent pas.

Dans son jugement du 22 septembre 1986, la cour d’appel conclut que le rapport balistique fourni lors du procès était « suspect » et déclare que cette nouvelle preuve crée seulement la « possibilité » et non la « probabilité » que Peltier ait tué les agents et admet que ce fait « aurait pu changer le verdict du premier procès ». Mais confirme la sentence !

La Cour suprême, en 1987, refuse de se prononcer sur le cas. En 1993, la commission de libération sur parole refuse une demande de mise en liberté. Lors d’une nouvelle audience, en 1995, Peltier est défendu par Ramsey Clark, ancien ministre de la justice. le procureur Lynn Crook admet qu’« aucune preuve n’existe contre Leonard Peltier » ! Il ajoute que le gouvernement ne l’a « jamais réellement accusé de meurtre direct » et que, en cas de nouveau jugement, « la justice ne pourrait pas le recondamner ». Toutefois, le Conseil de liberté conditionnelle estime qu’il ne peut le libérer, car Peltier continue de clamer son innocence, ce qui n’est « pas compatible avec la décision du jury ».

Il ne reste que la grâce présidentielle. En 1996, M. William Clinton affirme : « Je n’oublierai pas Leonard », mais à la fin de l’année 2000, après l’élection de M. George W. Bush, il ne fait rien. M. Bush n’étant pas un ami des minorités indiennes, l’espoir de voir Leonard Peltier retrouver la liberté s’amenuise.

Les opinions publiques, avec le soutien du Congrès national des Indiens d’Amérique, le Conseil national des Eglises, Amnesty International, et des personnalités comme le sous-commandant Marcos, Nelson Mandela, Mgr Desmond Tutu, Rigoberta Menchu, le dalaï-lama, ainsi que des dizaines de milliers de citoyens à travers le monde, luttent pour la révision du procès (2). Car il apparaît de plus en plus que le véritable crime de Leonard Peltier - « United States Prisoner 89637-132 » ­ est d’être un Indien et d’avoir eu le tort de défendre les droits essentiels de ces peuples premiers avec lesquels l’Amérique n’a pas encore réglé sa dette historique (3). De nombreux ethnologues et amis des Indiens s’inscrivent dans ce combat (4), qui est celui de la dignité volée à un homme en raison de son engagement politique et de son origine ethnique.

Jean Marc Bertet (Le Monde Diplomatique)


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